
DEV CHRONICLE: LA REINE GUERRIÈRE
Si chaque Royaume à sa Reine, rares sont celles à être des créatures colossales ! Dotée de quatre bras et autant d’armes différentes en mains, La Reine Guerrière fait partie du club très fermé des Titans, ces entités légendaires capables d’anéantir des armées entières à elles-seules.

Issue de l’École de Magie de la Guerre, la Reine Guerrière est une créature ancestrale qui, grâce à sa sauvagerie et son impitoyable brutalité, a réussi à survivre et à évoluer au fil des millénaires. Elle est apparue à plusieurs reprises au cours de l’Histoire, semant à chaque fois ruine et destruction sur des empires entiers, avant de disparaître pendant des siècles. À Ashkenon, on raconte que la Reine est l’incarnation même de la Guerre, annonçant la fin inévitable de toute civilisation.

Rejoignant la catégorie des hyper poids-lourds, la Reine Guerrière se dresse contre le Thanatos et la Bête de Gaïa ; si elle affiche une résistance moindre aux dégâts, elle les surpasse par sa puissance de frappe et sa vitesse d’exécution. Pierre Mallet, game designer sur Spellcasters Chronicles, précise que si “les deux autres Titans cherchent à détruire la Lifestone, le Thanatos en affaiblissant tout ce qui l’entoure et la Bête de Gaïa grâce à sa résilience hors norme, la Reine Guerrière vise d'abord la victoire militaire. Elle pourchasse et élimine les Titans ainsi que toute résistance majeure de leur armée avant de cibler les Lifestones.” Une létalité appuyée par une capacité à renforcer les dégâts des créatures alliées et une accélération pour engager un combat contre un Titan.

« C’est justement cette envie de créer le guerrier ultime qui a mené à ce physique hors norme, les quatre bras, les quatre armes » précise Ronan Berlese, directeur artistique de Spellcasters Chronicles. « C’est parti d’une pensée pragmatique, avoir plus de bras pour porter plus d’armes De fil en aiguille je me suis rapproché de cette image de divinité classique, qui incarnerait la destruction. » Après elle, le chaos. Une volonté portée dans les moindres détails : « L'armure elle-même est faite de lames fondues et entremêlées, pour appuyer cette velléité martiale ; tout parait tranchant et dangereux sur elle. Et elle est toute en muscles, elle transpire la puissance. Cela dit, je suis fier qu’on ait réussi à la rendre élégante et gracieuse, malgré sa taille et sa brutalité ! »

Cette grâce dans le mouvement, on la doit aussi au minutieux travail d’animation des Quanticiens. Et l’enjeu était de taille, au propre comme au figuré ! Mickael Pénichon, spécialiste de l’animation des corps, a réussi à apprivoiser les contraintes des bras surnuméraires pour amener la Reine Guerrière sur le champ de bataille. « C’est la tueuse de Titans ! », explique-t-il en souriant. « Son animation a été un vrai défi, il fallait que chaque arme s’intègre parfaitement dans une seule et même attaque. On voulait des mouvements tout en contrôle, presque sans effort, lorsqu’elle est face à des créatures insignifiantes à ses yeux, tout en créant un contraste marqué de furie lorsqu’elle affronte des adversaires qu’elle juge digne d’elle. » Pari réussi donc,
Avec une quarantaine de mètres de haut, l’échelle démesurée des Titans face à toutes les autres créatures et bâtiments d’Ashkenon a aussi amené son lot d’obstacles aux artistes 3D, forcés de trancher entre apparence et efficacité. Ayant œuvré sur l’apparence de la Reine Guerrière, Cyril Garnier évoque ces défis avec lucidité : « Le vrai défi dans la création d‘un Titan, c’est le détail des textures, il faut suffisamment d’éléments visuels sur son corps pour garder du relief quand on s’en approche, tout en en évitant de saturer cette esthétique quand on la voit de loin. Et on doit aussi respecter les données d’optimisation imposées par le moteur de jeu. C’est tout un travail d’équilibre, qui se réparti entre les équipes artistiques et techniques. »

Sur le terrain, la Reine Guerrière offre un avantage tactique considérable, en particulier lorsqu'elle est invoquée en réaction à un Titan adverse ou une situation de débordement. Reste maintenant à remplir les conditions pour la faire apparaitre à vos côtés ! Une excuse idéale pour demander à Pierre de nous dévoiler la recette si convoitée à Ashkenon : “Soit votre jauge monte lorsque vous perdez une Lifestone, soit vous récupérez les âmes des créatures tombées au combat, sachant qu’une créature de rang 4 vaut à elle seule 8% de cette jauge ! Mais le vrai secret, c’est l’âme d’une Lifestone détruite, qui compte pour 40% de votre jauge.” Un secret royal, assurément.
